Jeu vidéo et dépression, découvrez “SOS” (Sea of Solitude)

La Dépression c’est le mal du siècle. Sujet classique en littérature, le jeux vidéo ne pouvait pas ne pas s’en emparer. Le jeu s’appelle “Sea of Solitude” (SOS).

Quand les humains deviennent trop seuls, ils se transforment en monstres. C’est ce qui est arrivé à Kay. Mais elle n’est pas seule – cet océan est rempli de créatures comme elle. Les trouver peut être la clé pour changer.Écrit Electronic Arts

Le jeu nous met donc dans la peau d’une jeune femme prénommée Kay, devenue un “monstre”, du moins c’est ainsi qu’elle se perçoit, suite à une profonde dépression.
Kay cherche à comprendre ce qui lui est arrivé et votre but est de canaliser ses émotions pour l'empêcher de sombrer davantage dans les ténèbres. Je reconnais, c’est pas gai, mais Dieu que c’est beau !

©Electronic Arts

Le personnage de Kay ne vient pas de nul part: il a été façonné par Cornelia Geppert, la creative director du studio Jo-Mei Games, à partir de son expérience personnelle de la dépression.

Rassurez-vous.
L’expérience n’est pas un simple journal intime de la développeuse en chef : elle apporte des pistes parfois une peu maladroites, à ceux qui pourraient aller mal. Sea of Solitude ou "SOS" ne se présente ni comme le remède miracle, ni comme une thérapie (on nous l’indique clairement au moment de lancer une partie), mais souhaite explorer les diverses causes à même de couler notre esprit vers des profondeurs d'où il est très difficile de revenir.

©Electronic Arts

Graphiquement, c’est très réussi ! On passe d’ ambiances sombres à d’autre plus colorées ; alternant phases dangereuses et moments plus tranquilles pour souffler. La direction artistique a du charme, on pense même parfois au style des studios Ghibli.

Le jeu est un simple jeu de plateforme et d’aventure 3D, mais on y va pas pour le gameplay, mais pour son ambiance vraiment prenante qui pourra aider des jeunes un peu “borderline”

Nous vous invitons à vous plonger dans “Sea of Solitude” pour découvrir cette autre facette des jeux vidéo à l’image de ce que “RIME” apportait au deuil ou ce que "In Between" (dans le catalogue blacknut) peut apporter à des proches de malades incurables. Des jeux pour aider à passer un cap dans la vraie vie.

Encore une preuve que les jeux vidéos ne sont pas des jeux de baston faits pour des “bourrins”.

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