Les « Loot boxes » payantes signalées par le système de classification PEGI

Rémi Capdevielle - Le 21 Juin 2020
Image en une : ©DR

« Attention, Loot boxes Payantes ». Voilà le type de message que vous verrez peut-être bientôt fleurir sur les jaquettes de vos jeux vidéo favoris. Une annonce, faite en mars par le bureau européen d’évaluation des jeux vidéo PEGI, qui vise à protéger les plus jeunes et, aussi, le portefeuille des parents.

Dans les années 90, il y avait les cartes « Panini ». Aujourd’hui, les « Loot boxes » ont envahies les jeux vidéo. Vous avez probablement croisé ces « boîtes à butin » en forme de loterie aléatoire dans la plupart de vos jeux « Free-to-play » mais aussi dans ceux pour lesquels vous avez déjà payé. 20% des jeux vidéos marqués « PEGI » étaient concernés en 2019. Certains peuvent même vous « obliger » à passer à la caisse en vous mettant face à des niveaux de difficulté bien trop élevés pour pouvoir avancer sans bonus. Des bonus qu’on trouve… dans les « Lootboxes ». Un mode opératoire qui rapporte gros : 30 millions de dollars en 2017, peut-être 50 d’ici 2022.

©Statista

Le système a évidemment provoqué un tollé dans la communauté du gaming, qui a rapidement souhaité voir cette pratique soumise aux lois concernant les jeux de hasard. Car oui, qui dit loterie, dit résultat arbitraire. On ne sait donc jamais ce qu’on achète.
Pour l’instant seule la Belgique a totalement interdit les « Loot boxes ».

La PEGI passe à l’action

Dans un communiqué publié le 13 avril dernier, la Pan European Game Information (PEGI) annonce que « les jeux vidéo contenant des loot boxes devront désormais l’indiquer sur leur boîte ou dans leur description sur les plateformes en ligne ». Depuis 2018, la PEGI imposait déjà le logo « achats intégrés » pour les jeux permettant d’acheter des biens virtuels avec de l’argent bien réel. Ce logo sera maintenant complété, le cas échéant, par une mention du type « éléments aléatoires payants ».

Les Loot-Boxes sont désormais mentionnées dans la classification PEGI ©PEGI

Une signalétique attendue par certains parents, qui vont être capables de mieux surveiller les achats « physiques » de leurs enfants. Pour le reste, rien de mieux qu’un bon vieux contrôle parental pour annihiler toute pulsion « freemium ».

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