Bercy invite les studios Britanniques en France

Le Brexit pourrait avoir des effets négatifs sur de nombreux secteurs économiques Britanniques. Parmis eux, celui du jeu vidéo intéresse particulièrement le Ministère de l'Économie et des Finances de la République française.

Bercy fait du pied aux studios Britanniques.
Pour rappel, de nombreux studios de renom sont basés au Royaume-Uni. On peut par exemple citer Rockstar North (GTA) ou Media Molecule (Little Big Planet). Mais aussi les sièges sociaux de nombreuses compagnies comme PlayStation ou Square Enix.

Little Big Planet 3 ©Media Molecule

Le 27 juin dernier, le Ministère de l'Économie et des Finances de la République française a lancé une campagne intitulée Join the Game. Son objectif : attirer les studios Britanniques en France. Pour séduire ces studios, la France a donc mis en place de nombreux avantages : un crédit d’impôt de 30 % ainsi que des aides au financement des studios. Dans un rapport publié en 2017 par le UKIE (Le syndicat vidéoludique Britannique) 40 % des éditeurs basés au Royaume-Uni se disent prêt à se délocaliser en cas de “no deal”. L’arrivée de ces studios sur le sol français pourrait fortement bénéficier à notre économie. En 2018, le secteur du jeu vidéo représentait 2 milliards de Livres du PIB Britannique.

Ministère de l'Économie et des Finances ©Passion Architecture

La France n’est pas le seul pays sur le coup. L’Irlande, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Espagne sont aussi intéressés par ces 2 milliards. Pourtant la France est le seul pays à avoir fait une offre publique. Julien Villedieu, délégué général du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) annonce que le SNJV a déjà reçu des “dizaines de demandes de renseignements”. Petit souci même si l’offre est alléchante, le Crédit d’Impôt Jeu Vidéo (CIJV) s’arrête pour le moment fin 2020. Pour que la France soit vraiment attractive, Julien Villedieu demande sa prolongation :

La France doit rassurer sur certains points, comme la pérennité du crédit d’impôt jeu vidéo. Sa validité s’arrête fin 2020 et nous n’avons pas de visibilité au-delà.
Julien Villedieu, délégué général du SNJV ©Gamekult

Car même si la France fait de son mieux pour attirer les studios, certains des autres pays en “compétition” ont des fiscalités plus intéressantes sur le long terme.

L’Irlande est un paradis fiscal, c’est même un statut que le pays revendique. Les îles Canaries, rattachées à L’Espagne, en sont un également. Ce qui pourrait peser dans la balance quand les entreprises vont choisir de déplacer où non leurs activités. Bien que la France soit l’un des leaders mondial de l’industrie du jeu vidéo, l’opération “séduction des studios Britanniques” est loin d’être gagnée.

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