Les jeux vidéo d’action violents sont bons pour la santé !

Un peu "provoc" comme titre mais la preuve est là ! C’est même confirmé par le magazine 60 Millions de Consommateurs dans son dernier numéro hors-série (daté du 7 mars 2019).

60 Millions de Consommateurs, référence des plus sérieuses, s’appuie sur plusieurs études, dont l’une a été publiée en 2017 par deux chercheurs de l’université de Genève après 15 années de récolte de données.
Selon cette étude, les adeptes des jeux vidéo d’action présentent de bien meilleurs résultats que ceux qui ne jouent pas, lorsqu’il s’agit de mesurer leur mémoire spatiale, leur capacité à se concentrer sur une chose en oubliant le reste et le niveau de leurs perceptions (champ de vision, sensibilité auditive).

Ces jeux vidéo stimulent certaines facultés cognitives, surtout lorsqu’il s’agit de jeux d’action à l’image des célèbres Grand Theft Auto (GTA), Call of Duty ou encore de jeux tels Call of Juarez : Gunslinger ou Aragami.

Les capacités des amateurs de ce type de jeux sont également supérieures pour mémoriser des listes de mots et pour faire plusieurs choses en même tempsPeut-on lire dans la revue.

Des bénéfices notables dès la première heure de jeu chez un débutant que l'on installe devant un jeu impliquant un scénario de tir sur une cible mouvante.

Jouer souvent mais pas longtemps.

Les chercheurs ont tenu à préciser que

Ces effets positifs ont été observés dans le cadre d'études dont les participants ont étalé le jeu sur des périodes de plusieurs semaines ou de plusieurs mois, et n'ont pas été soumis à des sessions intensives. Comme pour toute activité d'apprentissage, des sessions courtes et répétées s'avèrent plus efficaces.
Le logo PEGI qui indique qu’un jeu est considéré comme violent. ©PEGI

Mais inutile donc de vous ruer sur le premier jeu vidéo venu. "Toutes les études montrent que seuls les jeux d'action apportent des bénéfices quantifiables".

Quant à leur violence souvent pointée du doigt.

Cette fois ce sont des chercheurs de la très prestigieuse université d'Oxford qui ont étudié le comportement d'une très grosse poignée d'adolescents afin de comprendre si les jeux vidéo dits violents ont une influence néfaste sur leur comportement.

« Les jeux vidéo sont responsables des tueries dans les écoles » dixit Donald Trump.
Le constat des chercheurs britanniques est sans appel. Il existe de nombreuses idées préconçues telles que « les médias sociaux provoquent la dépression » ou « la dépendance à la technologie diminue la qualité de vie » des allégations posées sans aucune preuve à l’appui. Ces sujets, ainsi que d’autres qui alimentent les angoisses technologiques, devraient être étudiés plus rigoureusement - la société a besoin de preuves solides pour pouvoir prendre les bonnes décisions politiques ».

Dans le cas de cette étude sur les jeux vidéo :
les sujets, au nombre de 2800, étaient des adolescents âgés de 14 à 15 ans accompagnés d'un responsable légal. Les "cobayes" adolescents ont répondu à des questions sur leur personnalité et leur comportement de jeu au cours du dernier mois. Pendant ce temps-là, leur accompagnant remplissait un questionnaire à propos du comportement agressif ou non de leurs enfants lors de leurs parties de jeu, puis dans leur vie quotidienne.

A l’université d’Oxford en Grande-Bretagne, on étudie les jeux vidéo et on forme des futurs développeurs et des champions d’Esport. ©Oxford University

Pour avoir une base sur laquelle s'appuyer, les chercheurs ont utilisé les systèmes de classement PEGI (Pan European Game Information) et ESRB (Entertainment Software Rating Board), afin d'avoir une idée de la violence des jeux utilisés par leurs sujets d'étude. Il est important de noter que les précédentes études sur le sujet étaient, pour la majorité, basées uniquement sur des déclarations faites par les adolescents.

Résultats de l’étude britannique : Malgré l'intérêt des parents et des politiques, sur la violence soit disant induite par la pratique de jeux violents, la recherche n'a pas démontré qu'il y avait lieu de s'inquiéter.

Jouer à des jeux violents ne rend pas violent.

Malgré tout, l’équipe de chercheurs insiste sur le fait que cela ne signifie pas que certaines situations de jeu ne provoquent pas chez les joueurs des réactions parfois excessives, comme envoyer sa manette dans la télé parce que la sauvegarde s'est effacée...

Mais qui n’a jamais donné des coups de battes de baseball sur son ordinateur après avoir perdu ses données Excel... Pas de quoi accuser les tableurs d’être la cause de réactions violentes.

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