Les nouvelles stars du musée Grévin sont virtuelles

Désuet le musée Grévin ? Avec ces statues de cire de grandes scènes historiques et de star du cinéma, de la chanson et de la politique... Loin de là puisque des Androïdes y ont désormais leur place.

Pour la toute première fois de son histoire, Grévin a choisi de faire entrer des personnages à la fois virtuels et androïdes dans le musée et de dédier un espace de 75 m² au jeu vidéo “Detroit : Become Human” du studio français Quantic Dream.

La zone réservée à Detroit : Become Human est un réussite. Située à la toute fin du musée, afin de respecter le nouvel ordre chronologique du parcours ( le jeu se déroule en 2038), l’environnement futuriste embarque les fameux androïdes Kara (en deux versions : prototype et achevée) et Connor, mais aussi d’autres spécimens qui semblent prêts à nous suivre si on les achète. On est au coeur d’une boutique Cyberlife, à n’en pas douter. Ces boutiques d’androïdes peu à peu doués de raison et qui nous touchent tant dans le jeu vidéo “Detroit”.
Lors de la visite, une scénographie interactive et immersive guide même le visiteur dans la boutique afin de l’aider à choisir l’androïde le plus utile à ses besoins.

La boutique Cyberlife ©Musée Grévin

Le musée Grévin a profité de cette occasion pour lancer une nouvelle méthode d’artisanat, à base de latex. C’est assez hypnotisant, voire dérangeant, on a l’impression d’une reproduction de copie d’humains.
Un espace loin d’être anecdotique qui nous plonge dans un avenir possible.

Kara en cours de fabrication ©Musée Grévin
Quantic Dream défend depuis toujours l'idée que le jeu vidéo est une forme de culture à part entière. Voir aujourd'hui nos personnages et les thèmes abordés par Detroit : Become Human faire leur entrée dans un musée aussi prestigieux que Grévin est une formidable reconnaissance pour notre média.Déclare David Cage, Fondateur et Directeur du Studio Quantic Dream.
C'est aussi l'occasion pour nous d'interroger le visiteur sur sa relation à la technologie et sur sa propre humanité, des thématiques que nous abordons dans notre jeu vidéo mais qui sortent désormais de l'écran pour entrer à Grévin.
David Cage, Fondateur et Directeur du Studio Quantic Dream, Bryan Dechart, acteur, alias Connor, et Kara. Qui sont les robots ? ©Musée Grévin

Le jeu vidéo a déjà eu deux représentants au musée Grévin : Lara Croft, et la licence Les Lapins Crétins, mais aucun ne se base sur un acteur en chair et en os (l’héroïne de Tomb Raider était basé sur les jeux, non les films). Dans Detroit : Become Human , c’est différent, les personnages sont interprétés par de vrais acteurs. Du coup, on peut voir cet événement comme un véritable tournant, qui valide une autre façon de penser le jeu vidéo.

Intéressant pour les esthètes… comme pour les gamers

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