Contre le décrochage scolaire : Le jeu vidéo !

Certaines mauvaises langues diront "cela s’appelle combattre le mal par le mal", lutter efficacement contre le décrochage scolaire grâce aux jeux vidéo. Mais attention, pas n’importe comment.
Explications.

Publié le 06 Février 2019
Image principale : ©DR

Ce projet pédagogique, lancé le 5 février dans le studio bordelais d’Ubisoft, vise à tordre le cou à l’idée que le jeu vidéo est trop souvent à l’origine du décrochage scolaire. Mieux encore, s’il est enseigné, il l’endigue.
L’idée - importée du Canada - est simple :
En impliquant les élèves dans un projet réel de création de jeux vidéo, ils ne "sèchent" plus les cours.

En France l’expérimentation est lancée en Nouvelle-Aquitaine, dans neuf établissements, en partenariat avec une association franco-québécoise et le géant européen du jeu vidéo, Ubisoft.

Le plus grand studio de jeux vidéo tricolore s’implique dans la lutte contre le décrochage. ©DR

Pour faire clair : 225 collégiens et lycéens du Lot-et-Garonne participent, avec la bénédiction du rectorat, à cette expérimentation menée par les enseignants qui seront épaulés par trois étudiants « mentors » recrutés par l’association partenaire du projet, Fusion Jeunesse.

Cette initiative vise à stimuler « l’engagement social et la persévérance scolaire, par le biais de la création de jeux vidéo », pour permettre aux jeunes de « rester motivés tout au long de l’année », explique-t-on au conseil régional qui a financé la quasi-totalité du projet avec une subvention de 120 000 euros, correspondant à « 90 % du budget total ».

« Les jeunes sont ainsi amenés à créer un récit interactif et un prototype de jeu, en passant par les différentes étapes de la création de jeux vidéo telles que le design de jeu, le design de niveau, la programmation et la création d’images et de sons originaux »

Précise l’association Fusion Jeunesse.

Au Canada, l’association Fusion Jeunesse ©Fusion jeunesse

Ce projet, pilote en France, a vu le jour en 2014 dans une école secondaire de Montréal, l’Académie Dunton, avec 22 participants. Ce fut un tel succès que cinq autres écoles canadiennes ont rejoint le projet. Ainsi, 400 élèves de 20 écoles du Québec « ont créé de A à Z plus de 70 jeux vidéo », selon Fusion Jeunesse !

Mais il ne s’agit pas seulement de maintenir les élèves dans le système éducatif, ce projet permet aussi de les aiguiller vers des carrières méconnues des parents dans un secteur d’avenir qui recrute.
Et de cela on vous en parlera souvent dans Blacknut LeMag !

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