La Sorbonne vient de sortir le 1er jeu «Anti Fake News» (infox).

Des universités qui développent des serious-games, ce n’est pas nouveau. Une université qui développe un jeu éducatif destiné au grand public, c’est une première. Et le thème devrait en passionner plus d’un : l’éducation aux fake news.

Publié le 05 Février 2019
Pierre Barbet
Image principale : ©La Sorbonne Paris

La Sorbonne vient de mettre en ligne son premier jeu vidéo. Hellink a été pensé pour mettre en garde le grand public contre les dangers des fake news. Ne leur parlez surtout pas de serious game, le mot est presque interdit. On peut les comprendre, ce terme rime souvent avec des jeux vidéo plus éducatifs qu’amusants.
Pourtant la Sorbonne veut que l’on s’amuse sur Hellink.
Le jeu est jouable de deux manières différentes : de manière classique en une dizaine d’heures, mais il est aussi parfaitement possible de jouer à chaque niveau de manière complètement indépendante, durant les heures de cours par exemple.

Image promotionnelle de Hellink, le jeu qui met en garde contre les fake news ©La Sorbonne Paris

Le jeu Hellink vise un public de jeunes adultes qui suivent des études supérieures, ou bien des lycéens. Le but est de les inviter à en apprendre davantage sur le monde des fakes news et surtout, comment faire pour lutter contre ce fléau encore méconnu il y a 2 ans.

Le gameplay est assez basique, vous cliquez sur des liens hypertextes, un peu comme une navigation wikipédia, afin de récupérer un maximum d’informations dans votre quête de la vérité.

Elixene, l’héroïne du jeu, se préparant à lutter contre les fakes news ©La Sorbonne Paris

Même si le jeu a quelques défauts, notamment au niveau de la laïcité, (il affiche des policiers portant des signes religieux !) Hellink est avant tout là pour nous faire réfléchir sur notre manière de consommer l’information.
La vérité est effectivement ailleurs, dans le recoupement d’information et la vérification des sources.
Un jeu à mettre entre toutes les mains à partir de 16 ans.
A conseiller aux enseignants !
Et à tous ceux qui se sont fait avoir par des fake news sur les réseaux sociaux.

 ©La Sorbonne Paris