Un jeune Moldu a testé Harry Potter: Wizards Unite

Après Pokémon GO, Niantic revient avec un clone de son propre jeu, Harry Potter: Wizards Unite. Mais que vaut vraiment ce jeu ?

On en parlait depuis des mois, même chez les Moldus, on avait hâte de brandir notre baguette dans notre univers, on se faisait une joie de combattre des trolls ou des mangemorts... eh bien c’est loupé !

À moins d’être un fan absolu de l’univers de Harry Potter, passez votre chemin. Non pas que le jeu ai des défauts majeurs qui l’élèverait au rang d‘échec, mais Harry Potter: Wizards Unite n’est qu’une refonte visuelle de Pokémon GO. Au lieu d’un dresseur Pokémon, votre avatar est représenté par une silhouette de sorcier dont la couleur (peau comprise) change en fonction de votre choix de maison Poudlard. Dommage, quand on compare cette silhouette peu inspirée à votre dresseur dans Pokémon GO.

©Niantic

Nous sommes donc partis, ma silhouette verte et moi, à travers champs pour explorer le monde magique. Et là, bonne surprise. La véritable amélioration de Wizards Unite par rapport à Pokémon GO, c’est son mode histoire. Celle-ci ne casse pas trois pattes à un canard, mais elle nous donne un prétexte pour nous balader. Grosso modo, le ministère de la magie a besoin de vous pour lutter contre “la calamité” comme dans “Les animaux fantastiques”. Rien de bien folichon, mais c’est déjà ça. Pour cela, il va falloir vaincre des sceaux, des ennemis de l’univers d’Harry Potter. Le but est de rapporter des “retrouvables”, des objets tout droit issus des livres et films de la saga. Ces retrouvables peuvent être tout et n’importe quoi, du moment que ça vient du monde d’Harry Potter: des balais, des portoloins, des elfes…..

©Niantic

Nous, on a croisé des trolls et des lutins dès notre première sortie, qui sont sympas à voir la première fois, mais aussi des leurres explosifs, qui eux sont décevants dès le début. Une fois les sceaux vaincus, on gagne des points et on nous offre une petite vignette, le fameux “retrouvable”, qui se place automatiquement dans un album Panini virtuel. Les points nous permettent de remplir une jauge. Une fois pleine, celle ci vous donne accès à une lootbox gratuite !
Les amateurs de l’univers de JK Rowling apprécieront sûrement mais nous on a un passé l’âge des albums paninis améliorés. Dommage

©Niantic

Sinon comme dans Pokémon GO, on retrouve des arène de combat. Celle ci vous permettent de récupérer plus de butin et d’expérience que les combats classiques.
Pas transcendant non plus !

Les deux plus gros soucis.

En prime, et pas des moindres, les micro-transactions sont de la partie. Vous pouvez par exemple télécharger un filtre pour prendre une photo de profil pour la modique somme de 10,99€. Comme souvent on peut s’en passer. Et puis il y a le bon moyen de faire racker les sorciers en herbes dans un jeu gratuit, vous pouvez acheter de l’argent “in-game” avec de l’argent bien réel et mauvaise nouvelle, cet argent est essentiel pour jouer. En effet toute vos action vous coûtent de “l’énergie”. Pour la restaurer, vous devrez, soit aller dans des serres ou des auberges. Ce n’est pas un souci quand on habite dans une grande ville. En revanche, pour ceux qui habitent à la campagne, il va falloir passer à la caisse.

Deuxième énorme problème, il y a davantage de smartphones non-compatibles que de téléphones pouvant faire tourner le jeu.
Harry Potter: Wizards Unite fonctionne plutôt bien sur l’Iphone 7 (téléphone utilisé pour le test), mais il semblerait que de nombreux appareils Huawei ou Samsung ne pourront pas le faire tourner. C’est une manière grossière de ralentir la progression, ou de plumer les joueurs.

Honnêtement, si vous voulez vraiment jouer à un jeu Niantic, réinstallez Pokémon GO.
En un mot comme en cent, ce Harry Potter: Wizards Unite est décevant.
Parole de Moldu.