Le cloud gaming, les "Netflix" du jeu vidéo

Le monde du jeu vidéo se métamorphose. Après Google, c’est Apple qui fait ses annonces gaming ce 25 mars et Microsoft est en embuscade. Vous n’y comprenez rien entre les plateformes de téléchargements, les sauvegardes dans le cloud et les catalogues de jeux vidéo en streaming. On vous explique tout !

Le cloud gaming qu’est-ce que c’est ?

Cela consiste à jouer à des jeux vidéo à distance et depuis n’importe quelle plateforme (PC, smartphone, tablette et téléviseur). Aucun jeu n’est à installer physiquement sur ses machines, on joue sur des serveurs tiers...

Plus besoin d’acheter des jeux.

Les acteurs du cloud gaming, donnent accès à des bibliothèques de jeux hébergés sur leurs serveurs en ligne.
Vous avez un abonnement mensuel, vous jouez à tous les jeux du catalogue !

Les avantages du Cloud Gaming

Rien à installer : le jeu reste sur des serveurs, et tous les calculs sont effectués à des centaines de kilomètres de chez vous. Résultat, il devient possible de jouer sur n’importe quelle machine. Pas besoin d’avoir la dernière machine de guerre high tech du moment pour faire tourner les jeux. En clair on peut jouer avec un vieil ordi.

Réduction de l’impact de l’obsolescence programmée.
Utilisation réduite de plastique, papier et autres matériaux servant à la fabrication des supports physiques (écologie quand tu nous tiens !).

Gain de place dans les étagères et fini les jeux égarés.

Et surtout possibilité de commencer une partie sur son ordi, de la continuer (avec ses sauvegardes) dans le bus sur son smartphone et de la reprendre le soir à la maison sur sa télé connectée (uniquement chez Blacknut et Stadia)

Ce sont les Netflix du jeu vidéo...

C’est la catégorie qui a fait grand bruit cette semaine lorsque Google a annoncé la naissance (bientôt) de Stadia.
Vous n’avez pas pu y échapper.

Pour l’instant il n’y a que quatre acteurs sur ce terrain.
Et comme on est jamais aussi bien servi que par soi même :

Blacknut a pensé son catalogue pour la famille et les enfants. ©Blacknut

Blacknut

C’est nous ! Le petit poucet 100% français.
Blacknut fonctionne depuis un an avec 250 jeux jouables à gogo pour 9,99 euros.
On connaît la musique, en effet on n’a pas encore les derniers blockbuster AAA, mais on a un catalogue pensé pour la famille, idéal pour les enfants avec de nombreux jeux français. Qu’on est fier de mettre en avant.
On est les seuls à avoir adapté des jeux PC pour qu’ils soient jouables sur smartphone et tablettes Android.
On peut jouer avec des manettes de toutes marques. (même si on propose les nôtres). On est les seuls à ne pas revendre vos datas.
Tous les jeux sont accessible avec une connection ADSL 2 à partir de 6 Mb/s.
Blacknut c’est la démocratisation du jeu en streaming et en mobilité.

©Stadia Google

Stadia de Google

L’ogre américain qui devrait arriver cette année en Amérique du Nord et en Europe mais on ne sait pas encore dans quels pays.
Il faudra juste acquérir une manette qui se connectera en Wi-Fi à Internet et sera un véritable mouchard dans votre salon avec un bouton magique qui permettra de lancer un live sur Youtube ( qui appartient à Google !!!).

Stadia sera ultra performant mais destiné à une élite : des joueurs assidus qui auront un super wifi, qui leur donnera accès à des jeux très lourds, magnifiques, AAA, des jeux pour gamers nous dit-on ! Pour l’instant seul un jeu est annoncé : Doom Eternal.
Niveau connection ca risque d’être plus que très compliqué si vous n’avez pas la fibre (noire c’est mieux !).
25 Mbit/s = 1080P/60 FPS , 30 Mbit/s = 4K/60 FPS.
Eh oui, Google nous annonce des jeux en 4K.
Pour vous faire un idée : avec un forfait 20 giga sur votre smartphone vous pourrez jouer une heure et demi par mois en 4K sans utiliser vos gigas pour autre chose. A la maison, le Wi-Fi risque de donner une image dégradée. L’idéal sera de brancher son ordi directement sur son boîtier fibre.
Stadia est pensé pour signer l'arrêt de mort des consoles de jeux.
Pas de prix annoncé pour le moment.
On ne sait pas si ce sera un abonnement ou des achats au titre par titre. Un service pour les gamers et les ados qui ont le temps de passer des dizaines d’heures sur un un jeu et qui ont "du temps de cerveau disponible" !

©Hatch

Hatch

Des jeux mobiles à gogo en cloud gaming mais uniquement sur smartphone Android (hors iPhone) à l’exception de la version premium qui donnerait la possibilité de jouer sur télé. Ne comptez pas jouer sur votre ordinateur.
Toujours en bêta, la grille tarifaire de Hatch n'a pas été mise en ligne.

©Sony PS Now

PS Now

Sony permet à ceux qui ont investi dans une PS4 d’accéder à volonté et (presque) sans place sur le disque dur de la console à un large catalogue de jeux PlayStation 3 et PlayStation 4.
15 euros/mois si on a déjà une PS4.
On peut jouer aussi sur PC avec un adaptateur de manette à 69 euros. Impossible de jouer sur son téléphone.

 

Attention ce n’est pas du Cloud Gaming

 

©Apple

Apple Arcade

Dévoilé ce 25 mars il s’agit d’un abonnement qui ouvrira l'accès à une sélection de jeux "haut de gamme" dixit la Pomme, des jeux sans achats intégrés qu’il faudra télécharger dans son iCloud.
Plus d’une centaine de jeux exclusifs seront disponibles, uniquement jouables sur iPhone, iPad, Apple TV et Mac.
Apple Arcade sera un onglet de l'AppStore et sera disponible à l'automne 2019 dans plus de 150 pays.
Tarif encore inconnu.

©Steam - Epic Store

Steam et Epic Store

Vous achetez des jeux dématérialisés à l’unité et vous les installez sur votre ordi (impossible de jouer sur sa télé sans matériel supplémentaire comme la Shield de Nvidia, lire ci-dessous). Pour certains jeux les sauvegardes sont dans le Cloud, mais attention pour la plupart vos sauvegardes sont en local sur votre ordinateur.
Les plaintes pour pertes de sauvegarde sont légions lorsque vous achetez un nouvel ordinateur.
Ces plateformes de vente de jeux dématérialisés ont également droit de vie ou de mort sur les jeux que vous avez achetés.

©Shadow

Shadow

Un ordinateur virtualisé avec une carte graphique dédiée. Cette fois c’est l’ordinateur qui est dans le cloud ! Ce service vous permet d’avoir un PC dernier cri dans votre vieille bécane, et donc de jouer à tous les jeux "lourds". Jeux qu’il faut acheter à leur tarif classique.
Comptez au minimum 360 euros par an, pour profiter du service et du boîtier en location, sous réserve de vous engager pour 12 mois auquel vous ajouter en moyenne 45 euros pour chaque jeu.

©Nvidia

Nvidia Shield

Un seul et même boitier pour le streaming, le jeu vidéo et le contrôle des objets connectés à la maison. La Shield TV est un boîtier multimédia, mais il ne faut pas non plus oublier son aspect console de jeux et son service GeForce Now. Comptez déjà 200 euros rien que pour le boîtier Shield.
Il faudra ensuite acheter vos jeux. Sur Steam ou sur une autre plateforme dont GeForce Now, un service maison qui vous permettra de stocker vos jeux, mais aussi de jouer pendant des sessions uniques de quatre heures maximum (pas une minute de plus). Mais on ne connaît pas encore le tarif de l’abonnement mensuel.

©Utomik

Utomik

Pas de streaming chez Utomik, c’est un service de jeux par abonnement à télécharger. Pas question ici de « streamer » : il est nécessaire de télécharger et d’installer ces jeux, et, pour certains, de posséder un ordinateur vraiment puissant. Uniquement sur PC. A partir de 6.99 euros par mois.

 

Les consoles en péril ? Pas encore...

 

Les services de gaming les plus connus à ce jour, obligent en effet le joueur à posséder une console de jeu dernier cri.

Il faut une PS4 pour accéder au Playstation Pass. Une Switch pour le Nintendo Switch Online et une Xbox pour jouer avec les jeux du Microsoft Xbox Game Pass.

Comptez environ 300 euros par console - sans doute beaucoup - beaucoup plus avec la sortie des nouvelles générations Xbox et Playstation.
Un investissement pas négligeable.
Ajoutez à cela un abonnement mensuel. Et n’oubliez pas que la plupart du temps il vous faudra remettre au pot pour acheter des jeux ou des DLC.

En revanche le glas des jeux physiques (en boîte) a sonné !
Avis aux collectionneurs, ils vaudront quelque chose dans quelques années.

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