Parlez-vous jeu vidéo ? Petit lexique à l’usage des joueurs occasionnels : Les DLC.

Chaque semaine, Blacknut Le Mag vous expliquera un ou plusieurs termes du vocabulaire du jeu vidéo.
Et Dieu sait si ce vocabulaire est compliqué pour le non-initié.
Selon les psychiatres, posséder son propre langage est un moyen pour les ados et les personnes qui ont du mal à grandir, de s’affranchir du langage du non-joueur. D’appartenir à un groupe distinct, un groupe d’initiés.
Le souci c’est que parfois on a besoin d’avoir quelques clefs, si ce n’est pour communiquer avec les joueurs.

Publié le 15 Janvier 2019
Image principale : ©Marvel

Aujourd’hui l’acronyme DLC, et rien à voir avec la Date Limite de Consommation !

"Papa, tu peux m’acheter le dernier DLC de Assassin’s Creed ?"

DLC, c'est l'acronyme de DownLoadable Content : ou contenus téléchargeables.
C'est-à-dire extension du jeu de base.
Des extensions qu'il faut payer en ligne, à l'unité ou via un "Season pass", une formule d'abonnement qui donne droit à un nombre déterminé d'extensions. Ces DLC permettent d'étendre l'aventure ou de débloquer des bonus de jeu.
Il peut s'agir d'une arme, d'un véhicule, d'accessoires de déco (sur le thème de Noël par exemple), d'un personnage, voire même du niveau tout entier d'un jeu.
Certains titres peuvent compter plusieurs centaines de contenus additionnels payants !

Des améliorations spéciales Noël parfois un peu douteuses. ©GTA

Certains DLC s'apparentent à des micro transactions (acheter une tenue ou une arme) alors que d’autres sont de véritables extensions qui offrent des heures de jeu supplémentaires.
Les DLC en question peuvent même coûter parfois plus cher que le jeu de base (c’est le cas de FIFA 19) !
De nombreux joueurs dénoncent les effets pervers de cette méthode. Notamment, lorsque du contenu est retiré du jeu de base pour être vendu sous forme de DLC.

Des DLC qui peuvent parfois coûter plus que le jeu de départ. ©Micromania

Si un éditeur estime qu’il ne fera pas suffisamment de marge sur son jeu, il peut volontairement l’amputer d’une partie de son contenu au moment de sa sortie et la proposer séparément en téléchargement, moyennant un achat additionnel.

Parfois, le système de téléchargement de contenu additionnel devient pervers. Lorsqu'il est impossible de terminer le jeu sans acheter de DLC, ou bien lorsque le contenu acheté est à usage unique. Dans ce cas, l'extension n'est accessible qu'au premier acheteur. Mais pour tous ceux qui obtiendront le jeu par d’autres moyens (prêt ou achat d’ occasion), ce contenu devient un contenu additionnel payant.
L’éditeur vend ainsi une seule fois le jeu de base mais trois fois plus de DLC.

Extension Season Pass, du jeu Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm 4, Il donne accès à tous les DLC de l’année. ©Sony

Les DLC permettent ainsi de continuer de faire travailler des équipes de développement sur des scénarios ou des portions de niveau supplémentaires, certes payants, mais qui visent simplement à prolonger l’expérience initiale.

Ces « extensions », à des jeux déjà commercialisés, ont ainsi généré presque 6 milliards de dollars en 2017. Sans doute bien plus encore en 2018, mais on n‘a pas encore les chiffres !