On a testé en famille le jeu "Sekiro: Shadows Die Twice"

Comme d’habitude on a demandé à une famille de tester un jeu rien que pour nous. Un titre très attendu. Le constat est sans appel ce n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains.

Sekiro: Shadows Die Twice, au premier abord le jeu est séduisant, un RPG réalisé par l’équipe des Dark Souls.
Vous êtes plongé en plein coeur du japon médiéval et vous incarnez un maître Ninja qui va devoir faire face à ses pires ennemis pour protéger l’héritier divin.
Premier constat : les décors sont magnifiques. Tout le monde est unanime dès les 1ères images, que ce soit la maman et ses deux garçons.
Le jeu débute dans un arbre en fleur et la vue vers un grand temple médiéval est magique.

©FromSoftware - Activision
« J’avais très envie de le jouer et les premières minutes m’ont fait penser à Assassin’s Creed » nous confie notre testeur numéro 1, un jeune homme de 16 ans, fan des titres d’Ubisoft.

Même avis chez son petit frère de 14 ans. Ni l’un ni l’autre n’ont jamais joué à Dark Souls.

Ils vont très vite déchanter. Même si l’histoire leur plaît.
Retrouvé abandonné alors qu'il n'était encore qu'un enfant, le personnage principal est entraîné à l'art du combat Shinobis par son maître qui l'a recueilli. Il lui donnera le nom de Loup et devra défendre l'héritier du clan.

©FromSoftware - Activision

Durant une interview publiée sur Eurogamer, Hidetaka Miyazaki, le président de FromSoftware avait été très clair :

« Mourir n'est pas seulement une partie du jeu, c'est une intention des développeurs. Dans Sekiro, le joueur devra recommencer plusieurs fois pour progresser. En tant que Ninja, vous êtes moins protégé qu'un samouraï ou qu'un chevalier moyen, donc plus exposé. Du coup, toutes les batailles seront difficiles, il faut que les joueurs ressentent le risque et la peur de mourir lorsqu'ils se battent contre des ennemis. »

On était prévenus. Pas nos deux testeurs en herbe, qui en ont eu, assez vite marre de mourir encore et encore.

« C’est trop dur, en plus à chaque mort, le jeu retire la moitié de son argent et de son XP (point d’expérience) qu’on a déjà eu assez de mal à obtenir... » Le plus jeune de nos deux testeurs est dégoûté.
« On peut ressusciter mais c’est quand même vraiment pas simple, et il va falloir des centaines d’heures pour avancer dans le jeu » déplore l’autre apprenti ninja.
©FromSoftware - Activision
« Par contre l’exploration est sympa car le monde ouvert de Sekiro semble immense et c’est vraiment beau » dixit la maman qui, c’est vrai, se limite à regarder sa progéniture s’arracher les cheveux face aux premiers boss.
« Ce que je crains c’est de retrouver les garçons franchement énervés si le jeu reste aussi compliqué, et pas facile de les faire décrocher quand ils n’arrivent pas à passer un boss. »
« Et puis je trouve qu’il y a trop de sang » s’empresse t-elle d'ajouter.

Pour faire simple ce jeu est trop dur pour le commun des mortels.
Il s’adresse à des gamers chevronnés (un brin maso) qui ont beaucoup de temps devant eux et qui n’ont pas peur de la frustration permanente du "je n’y arriverais jamais".

Sekiro: Shadows Die Twice est sorti le 22 mars sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. 69,99 euros

Pour info : en esquivant la plupart des combats, le streamer danflesh111, un speedrunner vient de terminer le jeu en 50 minutes et 52 secondes...

LE LEXIQUE DU JEU VIDÉO